Les côtes et montées les plus dures et casse-jambes du Chemin de Saint-Jacques
15 février, 2026
Informations sur les montées les plus difficiles du Chemin de Santiago, avec description des tronçons exigeants, conseils pour les affronter, comment répartir l'effort et recommandations sur le rythme, les chaussures et le repos pour améliorer votre performance et arriver à la fin de la journée sans blessures ni fatigue inutile.
Une des conversations les plus typiques entre les pèlerins de Santiago est la dureté de certaines étapes. La quantité élevée de kilomètres, le manque de services et d'ombre de certaines d'entre elles ou des climats adverses sont quelques-uns des sujets les plus commentés. Mais, sans aucun doute, les montées et les pentes difficiles du Camino de Santiago sont les reines des conversations au sein de la communauté des pèlerins.
Quelle est l'étape la plus difficile du Camino de Santiago ? Dans quelles étapes faut-il avoir une plus grande préparation physique ? Quelles sont les montées les plus difficiles ? Quels tronçons sont les plus exigeants ? Toutes ces questions, nous y répondrons dans cet article, en nous basant sur notre expérience et celle de nos pèlerins.

Pèlerines montant une pente sur le Chemin Français
Quelle est l'étape la plus difficile du Camino de Santiago ? Les 10 les plus commentées
Dans tous les parcours et étapes du Camino de Santiago, il y a beaucoup de beauté, de nature et de patrimoine. Cela dit, tout cela, entre des dizaines de kilomètres, avec des tronçons et des étapes plus faciles à parcourir et d'autres plus compliquées. Ces dernières se caractérisent surtout par de grands dénivelés et, parfois, accumulent beaucoup de kilomètres d'ascension.
Cependant, avec une préparation physique et mentale adéquate, ces défis peuvent être surmontés, en plus de bénéficier des meilleurs conseils. C'est pourquoi, ci-dessous, nous souhaitons vous informer des 10 tronçons et montées les plus commentés pour leur exigence physique parmi toutes les routes jacquaires. Certains d'entre eux, pour beaucoup, font partie de l'étape la plus difficile du Camino de Santiago.
Saint-Jean-Pied-de-Port – Collado Lepoeder
Nous commençons avec le Camino Français à la frontière de la France et de l'Espagne, avec l'une des montées les plus commentées parmi les pèlerins. L'étape entre Saint-Jean-Pied-de-Port et Roncesvalles a un point de basculement, le mythique Collado Lepoeder. Sur une distance d'environ 20 km, on passe de 150 m à environ 1450 m, l'une des célèbres pentes difficiles pour ceux qui font tout le Camino depuis ici.
Ce tronçon officiel, connu sous le nom de "Route de Napoléon", est un parcours difficile mais magnifique qui a une variante par Valcarlos, plus courte et moins ardue. Tout pèlerin qui effectue cette étape devra emprunter cette variante s'il pèlerine entre novembre et mars, en raison des conditions climatiques extrêmes de neige. Vous êtes prévenus, et de plus, il y a une amende.
Cizur Menor – Alto del Perdón
Nous avançons sur le chemin français et lors de la quatrième étape, nous rencontrons l'une des montées les plus commentées parmi la communauté des pèlerins : la montée au Alto del Perdón. Entre Cizur Menor et ce point mythique, avec son fameux ensemble sculptural jacquaire, il y a environ 8,5 km où l'on grimpe environ 300 m.

Pèlerins se reposant et prenant des photos après avoir gravi le Alto del Perdón
Hospital – O Cebreiro
En entrant en Galice par cette route franc, on arrive, peut-être, au lieu le plus mythique de cette traversée : le mont de O Cebreiro. Ce point serait la fin de la 27ème étape du Chemin Français depuis son début en Espagne : pour certains, l'étape la plus exigeante et l'une des montées difficiles du chemin. En effet, elle est considérée comme l'Étape Reine, car c'est la plus grande montée de la route française.
Après avoir parcouru 27,8 km, une distance considérable, il faut affronter un dernier tronçon de montée : environ 600 m en 8 km, presque rien ! Néanmoins, les paysages sublimes, l'entrée en Galice et son monument "hyperphotographié" font que l'ascension en vaut la peine. De plus, l'arrivée finale dans le village bucolique et mythique de O Cebreiro sera la meilleure récompense, avec son église de Santa María la Real et ses historiques pallozas.
Boente – Arzúa, le fameux "rompepiernas"
Et pour terminer avec le Chemin Français, nous ne pouvons pas oublier le tristement célèbre "rompepiernas", c'est-à-dire le tronçon final entre Melide et Arzúa. À partir de l'église de Santiago de Boente, les pèlerins sont confrontés à une combinaison de trois paires de descentes et de montées difficiles. Comme s'il s'agissait d'une montagne russe, sur ce tronçon des derniers 100 km du Chemin Français, il faut faire attention aux jambes, aux chevilles et aux genoux. Les pentes ne sont pas très prononcées, mais ce sont 8 km finaux qui, pour ceux qui commencent depuis Palas de Rei, nécessiteront un massage à Arzúa.

Pèlerins montant le "rompepiernas" d'Arzúa sur le Chemin Français, l'une des montées difficiles de la route jacobine
Codesal – Alto da Portela Grande de Labruja
Si le Chemin Portugais est assez plat et accessible pour tout pèlerin, il n'est pas exempt de quelques montées. Au Portugal, lors de l'étape numéro 20 entre Ponte de Lima et Rubiaes, les marcheurs affrontent l'Alto de A Portela Grande à Labruja. Sur une distance de 4,2 km, on grimpe environ 300 m à travers des forêts et de beaux paysages lors d'une étape courte mais avec un défi exigeant.
Combarro – Armenteira
En continuant sur le Chemin Portugais, mais en prenant la Variante Spirituelle lors de sa première étape entre Pontevedra et Armenteira, les pèlerins rencontrent une autre montée difficile. Le Chemin arrive à Combarro, un joli village au niveau de la mer parsemé de hórreos, pour monter d'environ 400 m sur 7 km.
Pola de Allande – Puerto del Palo
Sur le Chemin Primitif, lors de la cinquième étape entre Pola de Allande et La Mesa, il y a une autre montée exigeante. L'étape commence par une montée progressive, passant de 525 m pour atteindre presque 1200 m au Puerto del Palo sur 8,4 km.
Augapesada – Trasmonte
Sur le Chemin de Finisterre et Muxía, lors de la première étape entre Saint-Jacques-de-Compostelle et Negreira, il y a une montée intéressante. Commençant au lieu-dit Augapesada, le pèlerin s'attend effectivement à une montée un peu lourde : on grimpe environ 200 m sur environ 2 km. À mi-chemin de l'ascension, le pèlerin peut se rafraîchir à une fontaine et finalement descendre à Pontemaceira, la récompense après ce défi sur le Chemin vers Finisterre.

Pèlerin avec ses chiens montant l'une des montées difficiles sur le Chemin de Finisterre
Vao – As Travesas
Nous passons au Chemin Anglais depuis Ferrol, qui lors de l'étape entre Betanzos et Bruma offre une courte mais raide montée entre Vao et As Travesas. Environ sur 1,5 km, on grimpe environ 125 m pour atteindre le point le plus élevé des derniers 100 km de cette route anglaise.
Oseira – Villarero
Et enfin, sur le Chemin Sanabrés, nous pouvons mettre en avant l'étape entre Cea et A Laxe-Lalín, dans les derniers 100 km depuis Ourense. Il s'agit d'une variante longue de la 11ème étape qui offre une montée intéressante à partir du monastère d'Oseira, dont la visite mérite l'effort. Après avoir visité le cénobium, le pèlerin devra affronter une montée de 180 m à réaliser sur 2 km.

Message d'encouragement d'un pèlerin à un autre sur le Chemin
"Sans douleur, pas de gloire"
C'est ce que dit le proverbe des pèlerins. Personne n'a dit que faire le Chemin est facile, et parfois vous rencontrerez des pentes difficiles qui exigeront des efforts physiques. Néanmoins, les bénéfices physiques, mentaux et psychologiques que le Chemin peut vous apporter sont bien connus. Avec une bonne préparation physique et mentale, vous pourrez surmonter tous ces défis, mais si vous souhaitez quelque chose de plus léger, contactez-nous et nous vous recommanderons des itinéraires accessibles. Cela dit, nous ne vous pardonnerons pas la dernière montée : monter les escaliers pour faire l'étreinte à l'Apôtre dans la Cathédrale de Santiago.